La mission chez les Hurons
En 1742, la mission des jesuites chez les Hurons, établie à Détroit
depuis 1728, déménage à l'île de Bois Blanc.
En 1747 un group de Hurons de l'Ohio alliés aux Anglais et aux
Iroquois attaquent et incendient la mission. On décide alors de
l'établir de nouveau au Détroit, mais sur la rive sud, à la
Pointe de Montréal, juste en face du fort. C'est tout près
du site actuel de l'église de l'Assomption.
En 1767 la mission de l'Assomption deviendra officiellement la paroisse
de l'Assomption, la première paroisse en Ontario.
Établissements sur la rive sud
En 1749, le Gouverneur-Général de la Nouvelle-France fait
lire une proclamation dans toutes les paroisses du St-Laurent, promettant
outils, animaux et graines de semence à tout homme qui ira s'établir
au Détroit. Vingt-deux familles quittent donc la vallée
du St-Laurent et reçoivent des terres sur la rive sud, entre le
ruisseau de la Vielle Reine et la Rivière-aux-Dindes. L'année
suivante, la proclamation est lue de nouveau et encore une vingtaine
de familles viennent rejoindre la colonie, qu'on nomme la Petite Côte.
En 1751, des terres sont accordées à l'est de la mission
des Hurons, cette fois-ci à des familles et à des militaires
déjà établis au Détroit. Ainsi est fondée
la première colonie européenne permanente en ce qui sera
l'Ontario.
Suite à la conquête de 1760, la Nouvelle France est cédée à l'Angleterre.
La vie change très peu pour les habitants du Détroit. La
fourrure est toujours la ressource la plus importante. Les terres, souvent
basses et marécageuses, ne sont pas facilement labourables. D'ailleurs
il n'y a aucun marché pour les produits agricoles. La vie est
très dure pour ces pionniers; pendant plusieurs années
la Petite Côte est connue par le nom de Côte de Misère.
On fait cependant de belles récoltes de fruits - pommes, cerises
et poires - et très tôt la région est renommée
pour ses vergers. En particulier on estime les poiriers de la Rivière
Détroit, qu'on surnomme encore aujourd'hui les poiriers des jésuites.